DU REGIME MEDITERRANEEN ET DE L'ALZHEIMER
Michel de Lorgeril et Serge Renaud ont réalisé l'étude pionnière qui a démontré qu'avec seulement des recommandations alimentaires correspondant au "régime méditerranéen", ont pouvait réduire des trois quarts le risque de récidive d'infarctus (Lyon Heart Study).
D'autres études ont montré une efficacité comparable, égale ou supérieure aux médicaments des changements alimentaires dans le traitement de plusieurs maladies graves : l'hypertension (étude DASH), l'athérome (Oslo Diet and Antismoking Study), la sclérose en plaques (Swank)...
Une équipe new-yorkaise dirigée par Nikos Scarmeas vient de montrer que lorsque des patients atteints de la maladie d'Alzheimer suivent les recommandations du régime méditerranéen, ils réduisent de 76% leur mortalité et vivent en moyenne 4 ans de plus que ceux qui ne suivent pas les recommandations.
Quand on sait que le modèle Okinawa est globalement et spectaculairement plus efficace que le modèle méditarranéen, ce qui est déjà connu au niveau de la prévention puisque seuls 6,7% des centenaires de l'archipel sont atteints de démence, on est impatient qu'une équipe de chercheurs se décide à l'utiliser aussi chez des patients déjà touchés.
