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septembre 2007

DU REGIME MEDITERRANEEN ET DE L'ALZHEIMER

Michel de Lorgeril et Serge Renaud ont réalisé l'étude pionnière qui a démontré qu'avec  seulement  des recommandations alimentaires correspondant au "régime  méditerranéen", ont pouvait réduire des trois quarts le risque de récidive d'infarctus (Lyon Heart Study).
D'autres études ont montré une efficacité comparable, égale ou supérieure aux médicaments des changements alimentaires dans le traitement de plusieurs maladies graves : l'hypertension (étude DASH), l'athérome (Oslo Diet and Antismoking Study), la sclérose en plaques (Swank)...
Une équipe new-yorkaise dirigée par Nikos Scarmeas vient de montrer que lorsque des patients atteints de la maladie d'Alzheimer suivent les recommandations du régime méditerranéen, ils réduisent de 76% leur mortalité et vivent en moyenne 4 ans de plus que ceux qui ne suivent pas les recommandations.
Quand on sait que le modèle Okinawa est globalement et spectaculairement plus efficace que le modèle méditarranéen, ce qui est déjà connu au niveau de la prévention puisque seuls 6,7% des centenaires de l'archipel sont atteints de démence, on est impatient qu'une équipe de chercheurs se décide à l'utiliser aussi chez des patients déjà touchés.

QUI VEUT REDUIRE SON RISQUE DE DECES PAR CANCER, MALADIE CARDIO-VASCULAIRE OU DIABETE DE 70% ?

On savait que la vitamine D favorise l'absorption du calcium et joue un rôle important dans la prévention et le traitement de l'ostéoporose. On savait qu'elle est nécessaire pour que les globules blancs se spécialisent, et de ce fait, pour avoir de bonnes défenses immunitaires contre les infections et les cancers. Des études ont établi un effet protecteur des suppléments réguliers en vitaline D sur les cancers du sein, de la prostate et du côlon.
Et voilà que les Dr Philippe Antier de Lyon et Sara Gandini de Milan, en synthétisant 18 études  ayant concerné 57 311 personnes, concluent dans la prestigieuse revue de référence Archives of Internal Medicine que 6 ans de supplémentation en vitamine D, de 300 à 2000 UI, réduisent de 70% les risques de décès par cancer, maladies cardio-vasculaires ou diabète.
Attention : la prise de vitamine D doit être monitorée par un médecin, l'excès pouvant mener à des calcifications. Il est hautement conseillable de prendre systématiquement du magnésium en même temps, dont on manque de manière ubiquitaire et qui s'oppose au dépôt du calcium dans les tissus autres que l'os. On peut estimer d'ailleurs que c'est la manque de magnésium qui est le principal responsable des "calcifications" variées (artères, articulations, glandes...) que l'on considère "inévitables" avec la sénescence.

CHIMIOPREVENTION PAR LES CHOUX

Comme l'ont déjà mis en avant de nombreuses études, le Dr Chung, professeur de cancérologie au Lombardi Center (Georgetown University, Washington DC), confirme que des principes actifs contenus dans les crucifères : choux, brocoli, chou-fleur, romanesco... réduisent à la fois la formation et la progression de cancers (en particulier du poumon, du sein et du côlon).
Ces principes actifs, aussi stimulants des systèmes de détoxification qui nous protègent dans le foie des polluants divers avec lesquels nous sommes quotidiennement supplémentés contribuent de ce fait au ralentissement général du vieillissement. D'où leur place essentielle dans la "chimiothérapie préventive naturelle" du Programme Okinawa.

DEVINETTE : SOUPES DE CRESSON, DE PETITS POIS, D'ASPERGES...?

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32 000 CENTENAIRES AU JAPON

32 000 centenaires recensés, parmi lesquels, Tomoji Tanabe, l'homme le plus âgé du monde qui a fêté le 17 Septembre ses 112 ans.

LE FER FAIT AUSSI ROUILLER LES PANDAS, LES TAPIRS, LES RHINOS...

Le fer fait rouiller. Il contribue quand il se trouve en excès dans notre organisme à accélérer le vieillissement, à augmenter la dégradation de chaque organe : foie, coeur, cerveau...
L'hémochromatose, une maladie génétique qui entraîne une accumulation précoce de fer, mène à un raccourcissement important de la durée de vie.
Mais sans faire d'hémochromatose, la plupart d'entre nous accumule trop de fer, les hommes tôt, les femmes plus tard grâce aux règles qui leur font perdre le fer attaché à l'hémoglobine du sang. Cet excès de fer raccourcit la durée de vie et accroît les risques de maladies cardiovasculaires, de cancers, de maladies de Parkinson et d'Alzheimer et autres pathologies...
Une étude vient de découvrir que ce phénomène affecte aussi dans les zoos des animaux comme les pandas, les tapirs, les rhinocéros qui reçoivent une nourriture trop riche en fer.
Un conseil : adaptez votre consommation de viande à vos besoins en fer et faites vérifier votre statut en fer de temps en temps par une analyse.

AIL, GINSENG... PARMI LA CORNE D'ABONDANCE DES CADEAUX DE LA NATURE...

Tapsell, du Centre National pour l'Excellence des Aliments fonctionnels (Australie), passe en revue les effets objectivés dans des études d'aliments et de plantes.
On apprend qu'une tête d'ail peut faire baisser jusqu'à 9% le cholestérol circulant, de 5,5% la tension artérielle, tout en réduisant l'aggrégation des plaquettes... Même si ce ne sont que des effets de petite amplitude, le fait qu'ils soient provoqués en même temps (sans compter que l'ail augmente aussi le nettoyage des éventuels caillots dans les artères, effet fibrinolytique déjà connu), qu'il contient des détoxifiants, etc... présente un grand intérêt, à la fois en prévention et en mesure complémentaire de traitements.
A Okinawa on prise particulièrement un ail local, l'ail noir.
Le même auteur mentionne des effets hypoglycémiants du ginseng, que l'on connaît par ailleurs antioxydant, protecteur contre plusieurs toxiques (comme le benzopyrène ou l'éthanol), potentialisateur des effets de la DHEA, et donc un atout complémentaire dans le combat pour maintenir nos carcasses en action aussi longtemps que possible...

PLUS DE CALORIES, PLUS DE CANCERS...

Des études avaient montré il y a longtemps que les personnes touchées par des cancers avaient ingéré dans leur vie plus de calories que celles, du même âge, qui sont restées indemnes.
Aujourd'hui sort un rapport sur "Les causes du cancer en France" publié par Le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) et l'Académie des Sciences. Rats et souris sur-nourris font environ 20% plus fréquemment des cancers. Le rapport estime que l'excès de calories est  responsable en France d'environ 5000 décès annuels pour cause de cancer.
Un phénomène qui risque d'être en croissance exponentielle étant donné la  montée du  surpoids dès l'enfance.

LE CENTER FOR DISEASE CONTROL DONNE SES COMPLIMENTS...

...ses compliments aux compléments en nicotinamide ou vitamine PP (appelée ainsi car prévenant la pellagre, une démence associée à une inflammation cutanée). En collaboration avec l'Université Rush de Chicago, ce Centre gouvernemental de référence, a mené une étude chez 800 personnes de plus de 65 ans. Celles qui prennent, grâce à des compléments une dose inatteignable par l'alimentation de 36 à 171 mg par jour de cette vitamine, sont cinq fois moins souvent victimes de la maladie d'Alzheimer que celles qui n'en reçoivent, par l'alimentation, que de 7 à 15 mg par jour - ceci indépendamment de leur âge à l'entrée dans l'étude, de leur sexe, de leur ethnie, de leur niveau d'éducation, de leurs facteurs génétiques (Apo E), de leur état cardiovasculaire...
Bien d'autres facteurs nutritionnels importants ont été mis en évidence dans cette maladie annoncée comme une calamité dans notre population vieillissante : l'excès de fer augmente le risque, la prise d'antioxydants comme la vitamine E, de la vitamine  B9 qui fait baisser l'homocystéine, un facteur de risque vasculaire... le réduisent.
Le Plan Alzheimer en France, où les experts liés aux industries agroalimentaires et pharmaceutiques manifestent depuis des décennies une hostilité tenace aux compléments va-t-il tenir compte de ces données  fondamentales ?   

COMPLETS MENSONGES ?

Une étude menée en double aveugle par Yoshihiro Sato et collaborateurs chez 628 patients de plus de 65 ans ayant depuis plus d'un an un accident vasculaire cérébral et des taux élevés d'un facteur de risque thrombotique, l'homocystéine, a conclu à une réduction de 80% des risques de fracture du col du fémur avec une supplémentation quotidienne de 5 mg de vitamine B9 et de 1,5 mg de vitamine B12.
Ces vitamines sont connues pour abaisser les taux d'homocystéine, un facteur de risque d'accident thrombotique (phlébites, embols, accidents vasculaires cérébraux), d'infarctus, mais aussi le meilleur marqueur de carence dans ces vitamines.  Elles sont essentielles aussi au bon fonctionnement des neurones, au maintien de la mémoire, des fonctions intellectuelles et de l'humeur, à la stabilité de l'information génétique dans les cellules, à la prévention des cancers, au ralentissement des phénomènes liés au vieillissement.
Or, avec l'âge, l'absorption de ces vitamines se réduit de plus en plus.
Le professeur Monique Ferry, gériatre, aujourd'hui responsable du Programme National Nutrition Santé (PNNS), a montré que près d'un tiers des personnes déclarées démentes étaient en fait carencées en vitamines  B9 et B12, et que corriger ces carences conduit à une réversion des troubles... à condition d'intervenir assez vite pour que les atteintes neuronales ne soient pas irréversibles...
Dommage que le PNNS tende à faire penser que les compléments alimentaires ne sont pas nécessaires.
Y aurait-il quelque chose qui m'échappe ?