L'association de consommateurs belges Test-Achats a fait tester la qualité de l'air dans les classes des écoles.
Résultat : les teneurs en CO2 sont beaucoup trop élevées dans 47 des 60 classes testées. "On calfeutre les fenêtres, on évite de les ouvrir pour ne pas refroidir" comment Jean-Philippe Ducart, porte-parole de Test-Achats. Les conséquences : à court terme, la quantité d'oxygène nécessaire au bon fonctionnement cérébral n'est pas présente. A long terme, la réduction de l'oxygène dans les mitochondries, nos centrales énergétiques, qui brûlent sucres et graisses au feu de l'oxygène, non seulement réduit la production d'énergie (ce qui affecte toute fonction cérébrale, physique, de défense immunitaire, de défense anti-toxique ou antioxydante, de réparation des tissus...), mais elle engendre plus de déchets corrosifs, les radicaux libres, principaux responsables de l'inflammation et du vieillissement.
L'étude a aussi enregistré dans l'air des classes la présence de toxiques volatils, comme le benzène et le toluène. Conséquences : à court terme leur inhalation peut donner des irritations des yeux, des maux de tête, des vertiges...; à long terme, augmenter les risques de cancers comme les leucémies.
Les enfants seuls concernés ?
Non, toute maison qui a bénéficié d'une bonne isolation, mais où l'air n'est pas suffisamment ventilé, reproduit les mêmes problèmes. En particulier dans les chambres la nuit, l'air se raréfie progressivement en oxygène et s'enrichit en gaz carbonique. En deuxième partie de nuit, même ceux qui ne font pas d'"apnée du sommeil" subissent une baisse de l'oxygénation des tissus, ce qui engendre une nuit moins réparatrice et une accélération du vieillissement, surtout du cerveau et du coeur.
La même situation peut se reproduire dans les transports, dans les parkings, au travail..; où l'on ajoute facilement nombre de produits chimiques pour nettoyer, "parfumer", etc...
De l'air, de l'air !