LETTRE A ECRIRE AU PERE NOËL....
M. le Président de la République
Palais de l’Elysée
55 rue du faubourg Saint Honoré
75008 Paris
Objet : engagement en faveur de l’agriculture biologique
Monsieur le Président de la République,
Le rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et
l’agriculture (FAO) remis à l’issu de la Conférence internationale sur
l’agriculture biologique et la sécurité alimentaire, tenue à Rome du 03 au 05
mai 2007, brise nombre d’idées reçues relatives à l’agriculture biologique et
souligne, en revanche, de nombreux avantages de ce système de production par
rapport aux cultures dites « conventionnelles ».
Il ressort, en particulier, que :
• l’agriculture biologique permet de garantir la sécurité alimentaire mondiale
en assurant des rendements moyens identiques à ceux des cultures
conventionnelles ;
• l’agriculture biologique permet d’améliorer l’approvisionnement alimentaire
des zones urbaines ;
• les consommateurs d’une agriculture biologique ne sont pas une élite
économique mais une « élite informée ».
Parmi les nombreux bénéfices de l’agriculture biologique face aux cultures
conventionnelles, nous pouvons souligner :
• des bénéfices économiques (augmentation du revenu moyen des agriculteurs,
augmentation du nombre d’emplois, dynamisation des zones rurales, …) ;
• des bénéfices sociaux (participation à l’égalité homme femme, réduction des
exodes ruraux, amélioration de la santé des travailleurs et des consommateurs,
…) ;
• des bénéfices environnementaux (préservation de la ressource hydrique en
quantité et en qualité, préservation de la diversité biologique, réduction des
consommations d’énergies fossiles et atténuation du réchauffement climatique,
…).
Malgré cela, nous ne pouvons que constater que l’agriculture biologique ne
représente à ce jour qu’une part très minoritaire de l’agriculture française et
européenne.
C’est pourquoi, nous vous demandons, lors de la Présidence française à l’Union
européenne en 2008, de bien vouloir défendre une position forte en faveur de
l’agriculture biologique.
Il conviendrait, en particulier :
• de libérer le marché des semences et de faciliter l’accès à la propriété des
agriculteurs qui s’engagent dans la voie de l’agriculture biologique ;
• de conditionner les aides financières européennes et nationales au respect
des pratiques de l’agriculture biologique ;
• d’engager une politique forte de soutien à la recherche et à la communication
en faveur de l’agriculture biologique.
Dans l’attente, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, mes salutations
distinguées.


