David Servan Schreiber a facilité à beaucoup l'accès à de nombreuses portes vers le mieux être : l'EMDR, les acides gras oméga trois en particulier. Ses contributions continueront à nous accompagner, de même que les souvenirs de sa sensibilité et de sa générosité. Dans ses derniers messages, un autre message ressort.
Je cite l'article nécrologique du Monde du 27 Juillet : "Lui qui parcourait l'Europe pour ses conférences disait regretter de s'être imposé un rythme "harassant et excessif". Il en tirait une "leçon", comme un dernier conseil : "il ne faut pas s'épuiser"."
Lors de certaines de nos rencontres je l'avais en effet trouvé vidé et ma première réaction lorsque j'ai appris la nouvelle de sa rechute a été : "son surinvestissement l'a vulnérabilisé".
Comme il l'a été constaté à Okinawa, le ralentissement du vieillissement et la prévention des maladies comme les cancers et les maladies cardiovasculaires, sont liés à la vitalité quotidienne. Quand l'énergie n'est plus disponible en quantités suffisantes, les systèmes que ce soient ceux des défenses immunitaires, de détoxification, de réparation des gènes et des tissus ne sont plus aussi performants. Par ailleurs la baisse d'énergie rententit fortement sur le moral et toutes les capacités d'adaptation, en particulier au stress. Pour guérir il faut disposer à la base de l'énergie nécessaire.
Pour avoir pratiqué le genre de rythme que décrit David, lorsque je conjugais les consultations, l'enseignement chaque week-end aux médecins, les congrès, l'écriture des livres, vécu des moments de tel épuisement que j'en tombais par terre, faisant alors souvent des infections jusqu'à ce qu'après un accident chirurgical en 2000, je ne sois obligé de changer radicalement de fonctionnement, je tiens à tenir compagnie à celui que j'ai considéré comme un frère, pour vous dire : il ne faut pas s'épuiser".
Respirer à fond, bien répartir ses calories dans la journée, compenser les manques de magnésium par les compléments appropriés, bien dormir, injecter dans sa journée, sa semaine, son mois, des "micro-vacances", prendre le temps de vivre et d'apprécier, se balader avec une boîte à outils "anti-stress"... tout cela est nécessaire pour durer. Pour donner longtemps, il est indispensable de durer.
David, notre frère, nous continuerons, aussi loin que possible, habités par la gratitude pour ce que tu nous a apporté.
Très bel hommage à cette homme qui a ouvert un nouveau mode de vie. Merci!
Rédigé par : Mbob4 | 27 juillet 2011 à 23:53
Lisant en ce moment votre livre sur Okinawa qui m'a conduite à votre site, je suis heureuse de lire ce bel hommage à cet homme généreux qui a voulu communiquer au monde son combat et sa philosophie de la vie.
Rédigé par : Elisabeth | 28 juillet 2011 à 09:39