Philip Roth cite Hemingway : "Ceux qui sont morts ce mois-ci ne sont pas morts le mois dernier".
C'est clair la venue au monde est un cadeau sans égal, et encore plus tout ce dont nous héritons sans avoir rien fait : soleil, terre, eau, air, plantes, animaux, sens, cerveau, tout le bagage artistisque, scientifique, technologique, les villes, les musées, les autres, etc....
Quand Isidore Isou me parlait dans les années 60 de ses rêves d'"éternité concrète", malgré toute l'admiration que j'avais pour son oeuvre novatrice dans les arts et l'économie, j'ai vraiment pensé : "il plane". Et aujourd'hui c'est chaque mois que des livres décrivent comment nous sommes en train de reculer les limites de la mort.
Après, évidemment, pour vivre quoi ? David Beard écrit dans "MIlle chemins vers le bonheur" : "Le bonheur c'est comprendre que la plus grande perte, c'est ce que nous laissons mourir en nous pendant notre vie et non la mort en elle-même"
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